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Bienvenue sur le blog de la CFDT du Lot & Garonne

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1 500 manifestants ont battu le pavé

A vrai dire, les décisions prises par la présidence de la République quelques heures plus tôt n'avaient convaincu personne : il faudra certainement plus qu'un simili remaniement ou une redistribution des cartes pour rassasier le peuple.

Hier, la rue s'est encore soulevée pour demander des comptes au pouvoir. Un pouvoir auquel elle ne veut plus faire crédit. Comme partout en France, des centaines de femmes et d'hommes, parfois même des mômes, ont défilé hier. Des gens de gauche, pour la plupart, du secteur public ou du privé.

Ils étaient au-delà d'un millier à Agen ce mardi contre 400 à Marmande Convergence des luttes « Cela fait plus d'un an que nous sommes dans la rue. Depuis que nous avons compris que nous ne pourrons plus rien discuter avec ce gouvernement. Un gouvernement qui accorde tout aux riches et rien aux classes populaires et moyennes. Nous sommes donc venus pour demander une revalorisation générale des salaires », revendiquait David Ceccon dans les rangs de la CFDT tandis qu'à la CGT, dont les diverses sections ouvraient le cortège, on se réjouissait de la perspective d'un troisième tour social. « On le souhaite », envisageait avec appétit Julien Bambaggi avant d'appeler « à la convergence de toutes les luttes sociales qui éclatent dans les entreprises du pays. » « On veut un Smic à 1 600 euros brut et une véritable politique de l'emploi. On a donné aux entreprises pour, soi-disant, les préserver de la crise et maintenant elles ne veulent pas entrer en négociations sur les salaires », ajoutait pour sa part Marc Maisonnave, chef de l'union départementale de la CGT.

« Nous sommes venus répéter les messages que le gouvernement refuse d'entendre pour l'instant. Mais je suis sceptique quant à sa capacité à nous écouter. » Sur les retraites « Nous devons faire face à une surcharge de travail avec la mise en place du RSA alors qu'un départ en retraite sur deux est à ce jour remplacé, se plaignait un agent de la CAF, tous ces efforts pour une augmentation de salaire de 1 %. »

Plus loin, un drapeau dans la main et un nourrisson sur le ventre, une assistante sociale indiquait être inquiète pour son pouvoir d'achat. « Je dois faire de plus en plus de route pour aller travailler. » Ailleurs, une autre femme, chenue, sous la bannière de la Fédération générale des retraités de la fonction publique : « Nous demandons une augmentation de toutes les pensions et en priorité des plus faibles. Mais surtout, nous nous opposons à l'allongement de la durée de cotisation. »

Nombreux parmi ceux d'hier (Unsa, Fsu, Solidaires et, le matin, FO) avaient inscrit dans la colonne des mesures à combattre la réforme programmée des retraites. Vers d'autres mobilisations Une reforme encore plus redoutée avec l'arrivée au ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique d'Éric Woerth. Le père de la révision générale des politiques publiques n'inspire pas confiance.

« Ils veulent repousser l'âge du départ et allonger le temps de cotisation ? Ils veulent détruire nos vies ? Nous ne les laisserons pas faire », insistait encore un manifestant avant de promettre d'ici aux vacances d'été, de nouvelles mobilisations sociales.

Auteur : Christophe Massenot (journal Sud Ouest)
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