La dernière réunion de négociation sur le thème de la santé et de la sécurité au travail a donné lieu le 27 octobre à de nouvelles évolutions du projet d'accord sur lequel les organisations
syndicales et les employeurs publics vont se prononcer dans les semaines à venir. L'union syndicale Solidaires est l'un des syndicats les plus critiques. Eric Beynel, son porte-parole, note
"quelques avancées", comme la reconnaissance du fait que les risques psychosociaux peuvent être liés à l'organisation du travail. "Lorsque l'on établira le document unique avec les responsables
de l'administration, ceux-ci ne diront peut-être plus que les troubles psychosociaux, ça n'existe pas", se réjouit-il. Mais, globalement, le document est "un catalogue de bonnes intentions
n'accordant pas de réels moyens aux acteurs chargés de la santé au travail", poursuit-il. Il regrette que les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ne soient pas
dotés de véritables pouvoirs et redoute que la pénurie de médecins du travail ne perdure.
Le document final prévoit que des CHSCT seront créés dans les collectivités de plus de 50 agents. Pour ce qui est des plus petites collectivités, "une réflexion sera menée sur le rôle des
centres de gestion dans la mise en place des instances".
La CFDT (UFFA) signera ce protocole d'accord. La décision des autres organisations est encore incertaine. Si accord il y a, des groupes de travail
seront créés pour élaborer des projets de décrets. Les dispositions nécessitant une modification de la loi seront ajoutées au projet de loi de modernisation du dialogue social dont l'examen
parlementaire est prévu pour le premier semestre 2010.